lundi 30 janvier 2012

When did punk-rock become so safe?

Bah voilà surement un article qui va m'attirer des ennuis, mais puisqu'on en parlait en messes basses avec des potes de l'Heretic, et que j'ai décidé d'être un peu plus honnête cette année que l'année dernière, je me suis dit qu'il fallait causer de ça ici. Samedi soir, c'était la soirée organisée par les filles de Rock'n Roll Agreement, une chouette asso qui se bouge bien sur Bordeaux, ce qui est plutôt rare. Je faisais aussi plus ou moins partie de l'orga, mais passons sur ce point là ce n'est vraiment pas le plus important.

Le plateau, alléchant sur le papier, proposait les ricains de Dead To Me, et les français de The Traders, Charly Fiasco et Maladroit. Je ne peux pas vous dire ce que ça valait, car je ne suis pas descendu écouter. Je bossais au bar du club, et une fois de plus à un concert de "Punk-rock" on a vu arriver pas mal de monde, et principalement des gens que l'on ne voit jamais ailleurs, ou du moins pas dans les autres concerts "Punk" si ceux-ci ne sont pas explicitement affiliés à la Guerilla Asso ou à Fat Wreck. Premier point. Si la scène meurt (et tant mieux peut-être) on saura au moins à qui s'en prendre (ou qui remercier).

Tout au long de la soirée, j'ai eu dans la tête le morceau The Separation of Chruch and Skate de NOFX. Pourquoi? Tout simplement parce que tout ce qu'il dit est quasiment vrai dans ce morceau. J'ai probablement servi plus de grenadine et de demi pêche à cette soirée qu'au soirée Emerganza. Je ne fais pas l'apologie de la drogue ou de l'alcool, mais ça plus ce que j'ai écris au dessus, et on se rend compte qu'écouter du punk-rock de nos jours c'est finalement peu une prise de risque. Si on écoute un peu fort on pourra éventuellement se faire engueuler par papa/maman, et on rangera vite son disque d'Anti-flag pour mettre le dernier La rue Ketanou... (Ahah la correction automatique me propose "Tantouze" pour "Ketanou"). Alors c'est chouette des groupes arrivent encore à faire bouger du monde, mais s'il vous plait ne me parlez pas d'une quelconque scène, elle n'existe pas. Et c'est probablement pas plus mal. (cf paragraphe précédent)


Lost in a sea of combat boots,
Flush the bouncers with wasted youth
When did punk rock become so safe?
When did the scene become a joke?
The kids who used to live for beer and speed
Now want their fries and coke
Cursing and flipping birds are not allowed,
In fact let's keep noise levels down

Must separate the church and skate!

Why don't we put pads on the kids?
Helmets, head gear and mouth pieces!
Then we could pad the floor and walls,
Put cameras inside bathroom stalls
We make sure only nice bands play,
Make every show a matinee
Teach kids to be all they can be,
And we could sing my country tis of thee
Sweet land of liberty

When did punk rock become so safe?
I know it wasn't Duane or Fletcher,
Who put up the barricades
Like a stake in the heart,
Somehow we got driven apart

[Solo]

I want conflict! I want dissent!
I want the scene to represent
Our hatred of authority,
Our fight against complacency
Stop singing songs 'bout girls and love!
You killed the owl! You freed the dove!
Confrontation and politics
Replaced with harmonies and shticks
When did punk rock become so tame?
These fucking bands all sound the same
We want our fights we want our thugs!
We want our burns we want our drugs!
Where is the violent apathy?!
These fucking records are rated G!

When did punk rock become so safe?!

dimanche 29 janvier 2012

Sad Sunday

C'est toujours un peu triste d'apprendre la mort de quelqu'un que l'on connait. Au final, on a beau arborer des vêtements noirs, écouter des groupes qui véhiculent une imagerie sombre, qui parlent de la mort etc... on est toujours mal à l'aise quand la faucheuse fait son boulot ailleurs que sur des pochettes de grind. Aujourd'hui on a appris la mort de Daniel, le chanteur de Hellborn Messiah et grand acteur de la scène DIY allemande. C'est lui qui nous a présenté la bande d'allumés du SchatenParker qui sont rapidement devenus des copains de beuveries et de musique. Lui qui nous avait accueilli pour ma première date de tournée avec Aguirre en Octobre 2010. Alors en mémoire de ce grand bonhomme et en soutien avec sa famille et ses amis, ne faisons pas une minute de silence, mais écoutons 4 minutes d'Hellborn Messiah :

mercredi 25 janvier 2012

Le bon plan, la bonne découverte du jour

Comme avec mon ami et désormais collègue Jëan on a passé un bout de l'après midi à causer musique, et aussi à mater encore une fois la prog du Hellfest 2012, en rentrant chez moi j'ai direct fait tourner Nightmare de From Ashes Rise qui est une des (nombreuses) raisons pour lesquels je vais encore aller faire le con dans la poussière et/ou la boue cette année. Du coup je fouine un peu en quête d'info sur le groupe et je découvre que Brad Boatright, le chanteur et guitariste du groupe a monté un label et a surtout créé un site de téléchargement d'un paquet d'album en prix libre (Pay What You Want Download).

Ni une ni deux, je me jette sur le lien pour découvrir qu'en effet le label Moshpit Tragedy Download propose plus d'une centaine d'album, essentiellement dans les styles punk, crust, hardcore, metal... Certains sont gratuits, de quoi découvrir de nouveaux groupes, et le principe de prix libre permet par exemple de soutenir le label et les artistes avant de trouver le précieux LP tant convoité dans une distro pour pas trop cher plutôt que le commander à des disquaires ou pire à des grandes surfaces de la culture (Fnac, Virgin et tout ça). Le lien vers tout ça : http://moshpittragedy.com

Allez pour fêter ça, une session live d'Inepsy, trouvé aujourd'hui aussi!!




mardi 24 janvier 2012

Black Mirror

Un petit partage ce soir sur une série télé dont je viens de regarder le premier épisode et qui m'a bien soufflé. Black Mirror c'est son petit nom, est une vraie bouffé d'air frais. Il faut dire que les séries ça commence à tourner en rond. L'une remplace l'autre, et au bout de la sixième saison, les ficelles narratives commencent à se voir, grosses comme un bouton d'acné sur le nez d'un adolescent.

Créé par Charlie Brooker, le mec qui a déjà écrit l'excellent Dead Set (bien mieux que Walking Dead dans le genre Zombie), Black Mirror nous propose d'avoir un regard critique sur notre société sur-connecté, avide de scoop en tout genre, et dans laquelle la moindre information se multiplie à une vitesse exponentielle de réseau en réseau, via twitter, youtube, facebook... Le premier épisode (n'ayez crainte pas de spoiler) met par exemple en scène le premier ministre Anglais mis dans une situation délicate face au kidnapping de la Princesse Royale et de la diffusion excessive de sa vidéo de rançon.


Là où l'on pourrait s'attendre à une simple résolution d'énigme à la NCIS, FBI et consort, l'écriture maline de Brooker nous montre à voir l'influence des médias sur la population, et à quel point une information, réel ou fabriqué peut avoir une influence sur l'opinion politique de la masse votante.

J'ai désormais hâte de voir les deux autres épisodes (c'est une trilogie), mais je ne peux que vous conseiller de vous renseigner tout de suite sur cette chouette œuvre qui prouve que la télévision peut parfois nous apporter des choses intéressantes, notamment lorsqu'elle se critique elle même.

samedi 21 janvier 2012

Si toi aussi tu en as marre de Lady Gaga

Désolé, pas trop le courage d'écrire d'articles longs en ce moment, alors je fais juste du buzz sur des trucs qui m'ont plu. Et aujourd'hui ça sera une reprise de Lady Gaga par un groupe de Metal-core italien. EN JOIE!


jeudi 19 janvier 2012

mercredi 18 janvier 2012

SOPA et PIPA sont dans un bateau...

... et c'est la liberté d'expression qui va tomber à l'eau. Derrière ces acronymes ridicules se cachent les cousines américaines de la loi Hadopi. Pour faire simple et concis, les distributeurs/producteurs de films ou de musique, qui en ont marre de se faire pirater la dernière bouse qu'ils ont produite, font pression auprès du gouvernement pour qu'une loi permette d'empêcher ces sales pirates de leur piquer leur dû, qu'ils piquent eux allégrement dans la crédulité des consommateurs ébahis devant la mèche de Justin Bieber ou la culotte de Rihanna. Du coup, le gouvernement qui ne sait pas mieux comment marche internet qu'il ne sait comment fonctionne l'économie (normal, car au final ce n'est pas vraiment lui qui dirige...) pond une loi liberticide qui touche effectivement les pirates (qui trouveront un autre moyen de faire leur larcin 10 minutes après la promulgation de la loi, si ce n'est déjà fait) mais aussi d'autres personnes, pauvre dommage collatéraux de l'ère numérique.

Les sites participatifs, qui se sont ligués en masse contre ces lois, en sont un bon exemple. Le contenu étant créé par les utilisateurs, ceux-ci ne sont pas à l'abri de se retrouver condamné pour contenu "illégal". Et là on pense à Wikipedia qui affichait aujourd'hui et pour 24h une bannière noire en protestation.


Les agrégateurs de site comme Google (qui protestait plus timidement avec juste un lien sous la barre de recherche classique) sont aussi concernés. L'état pourra exiger le non référencement de certains sites jugés comme enfreignant les lois de protection des droits d'auteurs. On peut alors imaginer que des sites d'informations hébergeant des forums puissent disparaître des recherches car un idiot n'a pas respecté la charte et que les modérateurs ont mis un peu trop de temps à s'en rendre compte.

Dans le même ordre d'idée, Philippe Aigrin, le fondateur de La Quadrature du Net, alerte aussi les utilisateurs de blog :
"Les textes sont, en outre, rédigés de manière tellement flous que, par exemple, même des commentaires sur un blog comportant un lien vers du contenu qui enfreindrait le droit d’auteur “made in America” peuvent justifier le filtrage."
En outre, il nous explique pourquoi ces lois, qui ne concernent que l'Amérique, sont alarmantes pour le monde entier :
"Il faut considérer ces deux textes comme symptomatiques d’une tendance générale des législateurs à travers le monde à mettre en place un contrôle plus étroit sur l’Internet afin de faire plaisir à des intérêts économiques au détriment des libertés individuelles."
Bref, on tente de museler un média qui reste pour l'instant un des derniers bastions de la liberté d'expression. Aux armes cyber-citoyens?